Neuf nouvelles maisons de naissance viennent d’être autorisées à ouvrir en France à titre expérimental. Si seuls 1 à 2 % des accouchements sont programmés à domicile, ils sont réservés aux cas simples. D’autant que 20 à 25 % des accouchements nécessiteraient une intervention médicale non prévue, selon le Pr Philippe Deruelle, chef du service obstétrique du CHU de Lille et secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français. Deux études contradictoires viennent nourrir le débat sur la sécurité d’une telle pratique. L’une, menée aux États-Unis, conclut que le risque de mortalité périnatale absolu est faible, mais plus grand quand la naissance est planifiée hors de l’hôpital. L’autre (canadienne) aboutit à un risque identique hors ou dans l’hôpital. Une différence qui s’expliquerait par une meilleure expérience des professionnels de santé canadiens, pays où la naissance à domicile est bien intégrée au système de santé.
→ Le Figaro, 15 janvier 2016.